Affichage des articles dont le libellé est LENORMAND Frédéric. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est LENORMAND Frédéric. Afficher tous les articles

Docteur Voltaire et Mister Hyde - Frédéric LENORMAND

Editions du Masque
Parution : 31 mai 2017
352 pages

Ce qu'en dit l'éditeur : 

Panique à Paris, la peste est de retour ! Voltaire aussi ! 
Une maladie mystérieuse affole la capitale, et voilà notre philosophe assailli de toutes parts. Policiers et médecins sont à ses trousses, mais plus étrange encore, Voltaire est poursuivi par un Anglais nommé Hyde et par son frère Armand, religieux intransigeant avec qui on le confond sans cesse. Tandis qu'il s'efforce de répandre ses lumières sur les populations effrayées, la police continue hélas de penser que c'est encore la faute à Voltaire. 

Nous voici à nouveau embarqués dans une réjouissante aventure du philosophe le plus pétulant de l'histoire de France, plein d'esprit et de férocité pour ses contemporains, enquêteur égocentrique, jamais à court d'idées, mais toujours là pour faire éclater la vérité.  

Ce que j'en ai pensé :

J'aime ce rendez-vous avec Voltaire, et surtout son évidente mauvaise foi ! Le personnage toujours haut en couleurs ne faiblit pas, le verbe est truculent, le trait d'humour sous-jacent (Voltaire hybridé avec les Tontons flingueurs ?), c'est à chaque fois la régalade !

Cet opus-là m'a pour autant un peu moins plu que les précédents, je n'ai pas aimé cette histoire de peste et, en plus, à part le clin d'oeil, je n'ai pas compris l'allusion à Sir Hyde qui aurait bien voulu kidnapper le philosophe pour l'intégrer à son musée des bizarreries....Cela n'ajoute rien à l'intrigue (sauf la situation cocasse et les jeux de mots).

Un bon cru, pas le meilleur, mais deux heures de plaisir, c'est déjà ça !

Elémentaire, mon cher Voltaire - Frédéric LENORMAND

éd Le Masque - 10 février 2016 - 300 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :
Qui en veut à la marquise du Châtelet ? Sa servante assassinée, la voilà aux prises avec la police. Voltaire vole à son secours pour dénouer une intrigue où s’entremêlent la couture, l’horlogerie et le commerce des poupées. Prêt à tout, virevoltant, multipliant les mots d’esprit, notre San Antonio des Lumières nous entraîne une nouvelle fois dans une folle sarabande. Depuis les salons parisiens jusque dans les taudis sous les ponts de la Seine, il déjoue la mécanique du crime, tire son épingle du jeu et démontre une fois de plus que, pour un philosophe comme lui, découvrir la vérité n’est qu’un jeu d’enfant.



Frédéric Lenormand, né en 1964 à Paris, est un écrivain français, auteur notamment de romans policiers historiques et d'ouvrages de littérature d'enfance et de jeunesse.

Ce que j'en ai pensé :
Notre philosophe a un peu tiré sur la corde, le voila donc exilé en Lorraine jusqu'à ce que les nouvelles envoyées par sa compère Emilie du Châtelet, enamourée d'un mathématicien, n'éveille sa jalousie !
Evasion, rencontre de Montesquieu, "SDF" parisiens de l'Ancien Régime, acoquinage habituel avec l'abbé Lirant, cadavre dans le placard, déguisements en tous genres, automates un peu bizarres, on retrouve avec le plus grand plaisir Voltaire, toujours aussi truculent, vif sous le calot, et les jeux de mots, les titres de chapitre tous plus amusants les uns que les autres !
Un moment de lecture chaque fois aussi agréable, des enquêtes intelligentes, une atmosphère très XVIIIème, une narration enlevée, jubilatoire !
J'adore !

Qui en veut au Marquis de Sade ? - Frédéric LENORMAND

éd J'ai Lu - 25 novembre 2015 - 285 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :
L'été 1789 est une époque bénie pour les assassins. A dix-huit ans, Laure de Sade tente de survivre aux bouleversements qui agitent Paris, mais aussi de démanteler un trafic de pierres précieuses en montgolfière, d'arrêter un tueur démoniaque déguisé en arlequin... Au même moment, son père, le marquis, la contraint à le faire évader de la Bastille. A la manière d'un Sherlock Holmes en jupons qui lutterait contre jack l'Eventreur, Laure de Sade devient, bien malgré elle, une héroïne sous la Révolution.

Entre le journal d'une blogueuse de la Révolution et l'esprit des Mystères de Paris, Frédéric Lenormand renouvelle le polar historique grâce à une galerie de personnages vivants et à une cascade de situations inattendues.


Frédéric Lenormand, né en 1964 à Paris, est un écrivain français, 
auteur notamment de romans policiers historiques et d'ouvrages de 
littérature d'enfance et de jeunesse.
  



Donatien Alphonse François de SADE, comte de Sade, marquis de Lacoste et de Saumane Renée Pélagie Cordier de Launay de Montreuil


| |



|
Madeleine Laure de Sade 




Ce que j'en ai pensé :
L'Ancien Régime sied aux romans policiers de Frédéric Lenormand ! Ce roman, paru uniquement en format poche (pas de livre broché) est le premier tome des aventures de la fille du Marquis de Sade et comme à l'accoutumée, la narration est enlevée et cocasse, cumulant situations rocambolesques, fantaisie de langage et allusions fines. Le style rejoint assez celui des histoires consacrées à Voltaire, mais la jeune narratrice, dans son journal intime, joue dans un autre registre : c'est une jeune fille qui s'affranchit mais qui reste encore bien naïve (notamment sur la réputation de son papa !).
La narration se déroule à la veille de la prise de la Bastille et la révolte des parisiens (que dis-je ? la Révolution !) sert de décor social.
Un roman fort sympathique qui m'a enchantée !

Crimes et condiments - Frédéric LENORMAND

éd JC Lattès - 300 pages
Ce qu'en dit l'éditeur :
Prenez un philosophe bien à point, faites-le mariner, lardez quelques victimes, laissez mijoter les suspects, assaisonnez de quelques scandales, pimentez l’intrigue, salez les rebondissements, saupoudrez de dialogues croustillants, enrobez dans un style onctueux et servez chaud.
En pleine révolution culinaire, Voltaire enquête sur les traces d’un assassin qui sème derrière lui tartes au cyanure et ragoûts à l’arsenic. L’aide de la brillante marquise du Châtelet, experte en recherches scientifiques, et de l’abbé Linant, fin gourmet, ne sera pas de trop pour rendre l’appétit aux gastronomes !
 Spécialiste du XVIIIe siècle et de la Révolution, Frédéric Lenormand a publié chez Lattès Les Princesses vagabondes (1998), Prix François-Mauriac de l’Académie française, et les premiers volets des aventures de Voltaire (La baronne meurt à cinq heures, 2011, Meurtre dans le boudoir, 2012, et Le diable s’habille en Voltaire, 2013). Il est aussi l’auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, série policière traduite en plusieurs langues.
Voltaire
 Ce que j'en ai pensé :
Je retrouve chaque fois Voltaire et la Marquise du Châtelet avec le plus grand plaisir ! Les enquêtes sont finement menées, les bons mots fleurissent et Voltaire, dans toute sa roublardise et sa prétention y est fameux !
Cette fois, l'enquête des deux amants tournent autour du thème de la cuisine comme l'indique le titre, et c'est l'occasion aussi de découvrir les mets à la mode de l'époque (mangerait-on encore une tourte à la laitance de carpe aujourd'hui ? beurk !) et les manigances des grands de ce monde. La narration se tient toujours au plus près de l'histoire réelle de Voltaire et de la marquise, se servant de ses exils ou emprisonnements successifs comme autant d'éléments utiles à l'intrigue. S'y ajoute une version fantaisiste du "Masque de fer" embastillé et libéré pour servir les intérêts d'une famille machiavélique. On retrouve les "magouilles" commerciales de Voltaire avec délectation, cette fois il traficote avec la Compagnie des Indes Orientales et en profite pour importer d'étranges produits...
Bref, je me suis encore régalée avec cet opus ;o)

Pour lire ma précédente critique sur La baronne meurt à cinq heures (clic)

La baronne meurt à cinq heures - Frédéric LENORMAND

La nouvelle protectrice de Voltaire, la baronne de Fontaine-Martel, vieille rombière aigrie et avare, a été retrouvée assassinée dans son lit. Tuée d'un empoisonnement, d'un coup de couteau, d'un étranglement et d'un étouffement ! Dans cet ordre-là !
Voltaire, en pension chez la dame,sait que s'il ne veut pas finir sous les ponts, voire accusé du meurtre et embastillé, il a plutôt intérêt à trouver le coupable. D'autant qu'il veut faire donner son Euriphyle, tragédie que tout le monde imagine être un eczéma ou un bubon et qu'il rédige ses Lettres philosophiques !
Quand la route du parasite mondain croise celle d'Emilie du Châtelet, enceinte jusqu'au cou, il découvre une alliée dans sa quête de la vérité, une enquêtrice maline et infatigable, une amie brillante et versée en sciences alors que lui manque singulièrement de courage et d'héroïsme... Le duo inséparable va affronter des héritières sournoises et prêtes à tout, aidé d'un abbé pataud et démêler enfin les fils du mystère. On croise des jansénistes amateurs de fessée, le beau monde des salons parisiens, Rameau ou encore les fous de l’hôpital.


Délicieux Voltaire détective ! On s'amuse de ses traits esprit, de sa complicité avec Emilie du Châtelet aussi intelligente et vive que lui, de son regard lucide sur une époque où les philosophes brocardent pouvoir et religion. C'est enlevé, gai, l'intrigue est plausible, le dénouement habilement mené. Un réel plaisir et l'envie de découvrir d'autres aventures policières menées par Voltaire et Emilie !

Pour la "petite histoire", Voltaire est réellement devenu l'amant de Mme du Châtelet en 1734 (il s'enfuiera même avec elle en Lorraine) juste après la naissance de son fils Victor-Esprit (ça ne s'invente pas) en 1733. Le roman colle parfaitement à la réalité historique !