Affichage des articles dont le libellé est MALOT Laurent. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est MALOT Laurent. Afficher tous les articles

Sème la mort - Laurent MALOT

Editions Bragelonne
Parution : 15 novembre 2017
278 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

À la suite de l’épisode douloureux de L’Abbaye Blanche, le lieutenant Gange s’est séparé de sa femme. Pour conserver la garde alternée de leur fille, il a quitté son Jura natal pour s’installer à Étampes. Mais cette ancienne ville royale du sud de l’Essonne symbolise l’échec de son couple, et il a du mal à s’y investir. Dans son nouveau commissariat, on le surnomme  «  l’autiste des montagnes  ».
Un quadruple meurtre secoue alors la ville. Arrêté avec un couteau à la main et du sang sur ses vêtements, un ado de 14 ans se mure dans le silence avant d’être interné en hôpital psychiatrique. Gange, aux affaires courantes, reste en retrait. En arrêtant un jeune qui sème le trouble dans les rues, il croise la route de sa mère, femme de pouvoir séduisante, prête à tout pour protéger son fils. Une femme d'influence que personne, à Étampes, n'ose vraiment contredire... 
Survient alors un cinquième crime sauvage. 
Dans une ville qu’il apprend à aimer peu à peu, autour d’une enquête mêlant agriculture bio, pouvoir des puissants, mais aussi l’éducation des enfants, Gange se retrouve sur les traces d’un dangereux psychopathe. Sans se douter un instant qu’il met les siens en danger…

Avec Sème la mort, Laurent Malot situe son intrigue dans le grenier céréalier de la France, en pleine Beauce, pour interroger nos aspirations et nos résistances au changement, à travers le prisme des lobbies surpuissants de l’agriculture conventionnelle. Semer la mort ou semer la vie… c’est une façon de penser le monde et de préparer l’avenir de nos enfants. Un polar résolument noir, ancré dans le réel et son époque, où l’on retrouve l’humour féroce et l’intégrité de Gange, le flic de L’Abbaye blanche


Ce que j'en ai pensé :

Nul besoin d'avoir lu L'abbaye blanche pour se plonger dans ce polar au rythme très soutenu (ceci dit, je vous le conseille parce que c'est plutôt bon !), les quelques passages qui réfèrent au précédent opus n'empêchant en rien la compréhension de celui-ci !

On retrouve donc le lieutenant Gange, fraîchement arrivé à Étampes, et tout aussi fraîchement accueilli dans son commissariat d'affectation. Il a vite compris qu'il devait se faire tout petit, et ça l'arrange bien ! 
Sauf que, (sacré caractère jurassien), quand les premiers meurtres s'annoncent, il a envie d'en découdre ! 

Soyons clairs. Ne cherchez pas de révélation dans les dernières pages sur l'identité du meurtrier, on comprend assez vite qui opère. Mais tout l'intérêt de ce polar réside dans tout ce qui fait ou entoure l'enquête : des manigances de lobbies, des protections obtenues, la situation personnelle et compliquée du lieutenant, ses rapports avec sa hiérarchie ou ses proches. Pas de "whodunit" au programme mais une plongée au cœur d'une enquête à charge.

C'est toujours très bien écrit, c'est toujours addictif (dévoré littéralement en une soirée), et le lieutenant commence à faire partie de mes "flics-chouchous", un peu torturé, bancal mais attachant. 

Y a plus qu'à attendre le prochain tome !

L'abbaye blanche - Laurent MALOT

Editions Bragelonne
Parution : 14 septembre 2016
336 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

À Nantua, dans le Jura, Mathieu Gange élève seul sa fille de six ans. Sa femme a disparu depuis plusieurs mois sans donner d’explication. Flic intègre, il fait ce qu’il peut pour assurer sa mission, quand soudain la violence s’abat sur ce coin du monde où il ne se passe presque jamais rien.
Deux hommes sans lien apparent sont assassinés coup sur coup, puis on retrouve un cadavre mutilé dans la forêt. À mesure qu’il démêle les fils, Gange est entraîné dans une enquête dont les enjeux le dépassent. Notables véreux, secte, affaire d’État : le cocktail est explosif. Mais Gange ne peut pas renoncer. La disparition de sa femme n’est peut-être pas innocente...
 
Laurent Malot a commencé à écrire à 19 ans parce qu’il rêvait de travailler avec Steven Spielberg. Il a gagné ses premiers droits d'auteur grâce à des fictions radio. Son premier roman, De la part d'Hannah (Robert Laffont, 2014) a conquis près de 25 000 lecteurs. Mêlant habilement thriller politique et roman noir, L’Abbaye blanche est son premier polar.

Ce que j'en ai pensé :

Ça commence comme un polar classique : un cadavre (puis un deuxième, puis un troisième !!), une enquête confiée à un flic dont la vie personnelle est bousculée par le départ de sa femme, une journaliste un peu fouineuse... Le cliché parfait de ce genre littéraire !

Pourtant la recette fonctionne et ce roman devient rapidement très addictif grâce à son rythme rapide et à une galerie de personnages réalistes et qui ont le bon goût d'avoir pas mal d'humour (le duo flic-journaliste fonctionne parfaitement, d'abord sur le mode du duel puis sur une réelle complicité).
Pas de temps mort, une succession de meurtres, des tentatives d'intimidation, il n'en faut pas plus pour se retrouver au milieu d'un thriller de très bonne facture !

L'atmosphère poisseuse de ce coin de campagne fait miroir aux manigances des notables impliqués, tous parfaitement taiseux (et terrorisés), aux manipulations devinées en arrière-plan (entre secte, système judiciaire corrompu, magouilles mafieuses) et le roman offre un portrait sans complaisance de la société où les pressions politiques perturbent la supposée neutralité de la justice et de la police.

Petits arrangements entre notables et disparition de preuves à charge au programme, je me suis régalée !
Merci à Lecteurs.com et aux Editions Bragelonne qui m'ont permis de lire ce polar dans le cadre des #explorateursdupolar