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Fille de - Christian ROUX

 1 000ème article de mon blog !

Editions Rivages

Parution : 7 février 2024

160 pages



Ce qu’en dit l’éditeur :

Elle s’appelle Sam (pour Samantha). Elle tient un garage à Cassis. Elle a souvent la visite des flics locaux qui viennent sous le moindre prétexte pour se rincer l’œil, car elle est bien fichue. Dans une autre vie, Sam a vraiment côtoyé des flics ; elle les a fuis en compagnie de son père Antoine, chef du gang des Roselames. Le père, la mère et leur copain Franck. Drôle de famille. Aujourd’hui Franck resurgit dans la vie de Sam. Avec une mission à haut risque qui va raviver des souvenirs qu’elle croyait à jamais enfouis.

 

Ce que j’en ai pensé :

Court et efficace ! Voilà du bon polar qui tient en haleine pendant quelques 150 pages où défilent Sam, garagiste, son père Antoine qui perd la mémoire et Franck, l’ami de toujours, le complice des braquages. Franck qui aimerait bien que Sam l’aide à fouiller dans la mémoire perdue d’Antoine pour retrouver le butin de leur dernier braquage. C’est le début d’un road-trip père-fille dans tous les lieux qui ont marqué leurs vies, l’occasion d’un rapprochement pour Sam qui avait coupé les ponts avec son paternel.

Le roman vise l’essentiel mais ne se départit ni d’humour ni des caractéristiques qui font le genre (course-poursuite, intimidations mafieuses, balles qui fusent..) et les personnages sont bien campés, les dialogues réalistes et incisifs, que demander de plus ?

Un bon polar qui confirme que j’aime la plume de Christian Roux.

Que la guerre est jolie - Christian ROUX

Editions Rivages 
Parution : 7 février 2018
301 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Une ville moyenne, située à une heure de Paris. Un passé ouvrier, comme en témoignent les bâtiments de l’usine, aujourd’hui désaffectée, et la « cité jardin » où logeaient les salariés. Aujourd’hui le maire a de grandes ambitions pour sa ville : réhabiliter le quartier et transformer les maisons ouvrières en un ensemble résidentiel haut de gamme. Or les habitants ne l’entendent pas de cette oreille. 

À commencer par Élise, qui attend un enfant et n’a aucune intention de déménager. Quant aux artistes qui ont investi l’usine, ils veulent la transformer en lieu de création. Comme si le maire et les promoteurs allaient se laisser arrêter par une poignée d’opposants ! 

Il suffit de les faire déguerpir, et là, tous les moyens sont bons, légaux ou non.
Cependant, des grains de sable vont se glisser un peu partout et tout enrayer… Comme en temps de guerre, les dégâts collatéraux seront ravageurs.


Ce que j'en ai pensé :

Roman noir, social, rude..! 
 
Et pourtant, à la première page, j'aurais presque pu refuser d'en lire une de plus : il y a des rats, trempés dans l'essence, torches vivantes  et ça, je n'aime pas ("Ma bonne dame, va falloir soigner votre phobie !!")...
Sauf qu'ensuite, c'est rock'n'roll ! et c'est  addictif ! 

Il m'aura fallu moins de trois heures pour aimer ce polar, ses personnages, la narration autour d'une ancienne usine squattée, les manigances des puissants pour "neutraliser" le lieu, le rendre à l'urbanisation et au capitalisme, la contre-offensive de ceux qui l'occupent et lui trouvent une âme.

C'est drôlement bien foutu, drôlement bien écrit, tellement réel que c'est dérangeant ! 
Et puis il y a Elise, enceinte, qui jamais ne renonce à dénoncer, et Squad le rappeur-DJ,  et surtout Khaled, l'ex-photographe de guerre, qui sirote dès le matin tout alcool qui pourrait lui faire oublier ce qu'il a vu dans les pays en guerre.

C'est fort et c'est bon, j'adore !

(NB :par contre, "un toit de taules" page 301, je n'aime pas...
-taule : prison
-tôle : feuille de métal obtenue en laminage, destinée à couvrir les toits)