Editions
Gallmeister
Parution
: 17 août 2017
Titre
original : History of wolves
Traduction
: Juliane Nivelt
304
pages
Ce
qu'en dit l'éditeur :
Madeline,
adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette
famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur
enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne.
Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère
propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses
après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre
petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à
moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère
et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu'il soit trop tard.
Ce
que j'en ai pensé :
Une
famille rescapée d'une communauté hippie.
Une
gamine qui s'invente des histoires, qui tourne un peu en rond, qui
n'a pas d'amies et qui se lie à ses voisins en devenant la
baby-sitter de Paul, leur fils.
Des
voisins aisés qui mettent d'emblée mal à l'aise : comme
Madeline-Linda, la narratrice de 15 ans, on devine que quelque chose
ne tourne pas rond et que cette histoire va mal finir.
Etrange
roman qui fait la part belle à une ambiance poisseuse, dérangeante,
à une gamine à la sensibilité exacerbée et à la personnalité
peu ordinaire.
Etrange
roman qui interroge sur les non-dits et sur les apparences, qui
oscille entre poésie et simplicité (avec des beaux passages de
nature writing, et finalement, pas tant de loups que ça, et surtout
pas ceux qu'on imagine !), qui parle de la construction familiale
(entre famille "bien comme il faut" et "Amérique d'en
bas"), évoque la culpabilité et la responsabilité (non
seulement dans le décès du petit garçon mais aussi dans l'affaire
du prof pédophile), l'influence de la religion et des sectes...
C'est
touffu, on pourrait se perdre dans les flashback, s'interroger sur
cette fin qui n'en est pas une, mais Madeline, fragile
et forte, et fait un beau personnage, attachant.

