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Au fer rouge - Marin LEDUN

Editions J'ai lu
Parution : 6 janvier 2016
506 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Madrid, 11 mars 2004, dix bombes explosent dans des trains de banlieue. Rescapée, le lieutenant Emma Lefebvre œuvre pour que justice soit faite. Dix ans plus tard, une valise contenant le cadavre d'un trafiquant de drogue est découverte sur une plage landaise : l'heure est venue de régler les comptes. Emma s'attaque alors à une véritable organisation mafieuse, avec à sa tête l'officier de police Javier Cruz, seigneur de l'antiterrorisme.
Des rives du fleuve Nervión aux bas-fonds de Bayonne, des banlieues déshéritées madrilènes aux palaces de la côte basque, la corruption n'a pas de frontières.

Ce que j'en ai pensé :

Quand j'ai commencé ce polar, j'ai cru m'être trompée ! Marin Ledun, c'est l'auteur de En douce, que j'ai lu en novembre 2016 et que j'avais beaucoup aimé, et de Luz, lu juste avant en octobre et beaucoup moins aimé ! 

Les premiers chapitres m'embrouillent l'esprit : trop de noms basques ou hispaniques, un type retrouvé dans une valise sur la plage, des magouilles immobilières, un terrain radioactif, des flics pas bien propres, le terrorisme indépendantiste...

J'ai peur de lâcher l'affaire mais j'aime l'écriture, l'énergie qui se dégage du bouquin et je m'accroche...Et j'ai bien fait ! Parce que subitement, je comprends les intérêts des uns et les remords des autres, et les pages défilent sans que je m'en aperçoive !!

On a donc des flics : Kléber le commissaire-divisionnaire et Boyer le procureur qui aiment bien le pognon (et n'ont pas la conscience tranquille), Simon Garnier qui a couvert des trucs pas nets mais voudrait se racheter une conduite, Emma Lefebvre qui enquête comme si son honneur de flic en dépendait, Meyer qui semble ne pas avoir décidé de quelle côté de la barrière se placer..
On a aussi Sanchez dévoué aux basses besognes de Cruz, celui qui tire les ficelles (immobilier et cocaïne) alors qu'il est le patron de l'antiterrorisme, et puis Gaizka qui aimerait bien venger la mort de son père, tué par les radiations dans une usine un peu louche.

C'est du lourd, ça s'enchevêtre parfois, mais c'est bon, c'est intelligent !
C'est franchement addictif et en même temps, ça questionne sur le fonctionnement de l'Etat, sur le "Pas de vagues !" des administrations, sur les conflits d'intérêt (la lutte des etarras, les trafics de drogue, les petites magouilles des politiciens) et la corruption (tous pourris ? - Diablement d'actualité !!)...

A lire !

Merci à Lecteurs.com grâce auxquels j'ai pu lire ce polar dans le cadre des #explorateursdupolar

L'abbaye blanche - Laurent MALOT

Editions Bragelonne
Parution : 14 septembre 2016
336 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

À Nantua, dans le Jura, Mathieu Gange élève seul sa fille de six ans. Sa femme a disparu depuis plusieurs mois sans donner d’explication. Flic intègre, il fait ce qu’il peut pour assurer sa mission, quand soudain la violence s’abat sur ce coin du monde où il ne se passe presque jamais rien.
Deux hommes sans lien apparent sont assassinés coup sur coup, puis on retrouve un cadavre mutilé dans la forêt. À mesure qu’il démêle les fils, Gange est entraîné dans une enquête dont les enjeux le dépassent. Notables véreux, secte, affaire d’État : le cocktail est explosif. Mais Gange ne peut pas renoncer. La disparition de sa femme n’est peut-être pas innocente...
 
Laurent Malot a commencé à écrire à 19 ans parce qu’il rêvait de travailler avec Steven Spielberg. Il a gagné ses premiers droits d'auteur grâce à des fictions radio. Son premier roman, De la part d'Hannah (Robert Laffont, 2014) a conquis près de 25 000 lecteurs. Mêlant habilement thriller politique et roman noir, L’Abbaye blanche est son premier polar.

Ce que j'en ai pensé :

Ça commence comme un polar classique : un cadavre (puis un deuxième, puis un troisième !!), une enquête confiée à un flic dont la vie personnelle est bousculée par le départ de sa femme, une journaliste un peu fouineuse... Le cliché parfait de ce genre littéraire !

Pourtant la recette fonctionne et ce roman devient rapidement très addictif grâce à son rythme rapide et à une galerie de personnages réalistes et qui ont le bon goût d'avoir pas mal d'humour (le duo flic-journaliste fonctionne parfaitement, d'abord sur le mode du duel puis sur une réelle complicité).
Pas de temps mort, une succession de meurtres, des tentatives d'intimidation, il n'en faut pas plus pour se retrouver au milieu d'un thriller de très bonne facture !

L'atmosphère poisseuse de ce coin de campagne fait miroir aux manigances des notables impliqués, tous parfaitement taiseux (et terrorisés), aux manipulations devinées en arrière-plan (entre secte, système judiciaire corrompu, magouilles mafieuses) et le roman offre un portrait sans complaisance de la société où les pressions politiques perturbent la supposée neutralité de la justice et de la police.

Petits arrangements entre notables et disparition de preuves à charge au programme, je me suis régalée !
Merci à Lecteurs.com et aux Editions Bragelonne qui m'ont permis de lire ce polar dans le cadre des #explorateursdupolar