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Motel life - Willy VLAUTIN

Editions J'ai lu
Titre original : Motel Life
Traduction : David Fauquemberg
Parution : 27 avril 2012
253 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Une nuit, en état d'ivresse, Jerry Lee Flannigan renverse un adolescent dans une rue de Reno, Nevada. Dans la panique, il décide, avec son jeune frère Frank, de partir vers le nord pour faire disparaître la voiture. Mais en se dérobant, c'est à leur destin que les deux garçons tentent d'échapper, à leur existence minable, leur errance de motel en motel à la poursuite de rêves devenus depuis longtemps des chimères...
 

 Willy Vlautin, né en 1967 à Reno dans le Nevada, est un écrivain américain. Il est aussi auteur-compositeur et chanteur du groupe de country alternative Richmond Fontaine depuis 1994. Il vit aujourd'hui à Scappoose dans l'Oregon. 


 Ce que j'en ai pensé :

Deux frangins paumés...pas de ceux mal partis dès le départ, non ! Juste deux gamins qui ont perdu leur mère et quitté l'école trop tôt, qui accumulent les bêtises pas graves qui tournent au drame à chaque fois. 
Et c'est sans doute le frère aîné, Jerry Lee, celui qui doit veiller sur le plus jeune, qui leur porte la scoumoune : jambe broyée par un train, accident routier et tentative de suicide ratée. 
Derrière lui, le cadet, Franck, toujours là pour se coltiner les pots cassés et raconter des histoires inventées pour remonter le moral des troupes ! Parce qu'à Reno, Nevada, pour beaucoup, le moral tire sur l'élastique des chaussettes ! 
Deux losers magnifiques, deux braves gosses que les évènements n'épargnent pas mais qui résistent, tant bien que mal...
Peu d'espoir pour eux, beaucoup de tristesse, et des motels où ils se réfugient, pour fuir ou se fuir...

J'ai beaucoup aimé la prose de Willy Vlautin, son regard sur ses paumés de l'Amérique. J'ai aimé ces deux frangins et leurs fragilités, leur presque abnégation face à tout ce qui leur tombe dessus, c'est à la fois tendre et dur et, les dessins en ouverture de chapitre sont une gourmandise ! 

Merci à Sonia de m'avoir prêté ce roman !

Au fer rouge - Marin LEDUN

Editions J'ai lu
Parution : 6 janvier 2016
506 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Madrid, 11 mars 2004, dix bombes explosent dans des trains de banlieue. Rescapée, le lieutenant Emma Lefebvre œuvre pour que justice soit faite. Dix ans plus tard, une valise contenant le cadavre d'un trafiquant de drogue est découverte sur une plage landaise : l'heure est venue de régler les comptes. Emma s'attaque alors à une véritable organisation mafieuse, avec à sa tête l'officier de police Javier Cruz, seigneur de l'antiterrorisme.
Des rives du fleuve Nervión aux bas-fonds de Bayonne, des banlieues déshéritées madrilènes aux palaces de la côte basque, la corruption n'a pas de frontières.

Ce que j'en ai pensé :

Quand j'ai commencé ce polar, j'ai cru m'être trompée ! Marin Ledun, c'est l'auteur de En douce, que j'ai lu en novembre 2016 et que j'avais beaucoup aimé, et de Luz, lu juste avant en octobre et beaucoup moins aimé ! 

Les premiers chapitres m'embrouillent l'esprit : trop de noms basques ou hispaniques, un type retrouvé dans une valise sur la plage, des magouilles immobilières, un terrain radioactif, des flics pas bien propres, le terrorisme indépendantiste...

J'ai peur de lâcher l'affaire mais j'aime l'écriture, l'énergie qui se dégage du bouquin et je m'accroche...Et j'ai bien fait ! Parce que subitement, je comprends les intérêts des uns et les remords des autres, et les pages défilent sans que je m'en aperçoive !!

On a donc des flics : Kléber le commissaire-divisionnaire et Boyer le procureur qui aiment bien le pognon (et n'ont pas la conscience tranquille), Simon Garnier qui a couvert des trucs pas nets mais voudrait se racheter une conduite, Emma Lefebvre qui enquête comme si son honneur de flic en dépendait, Meyer qui semble ne pas avoir décidé de quelle côté de la barrière se placer..
On a aussi Sanchez dévoué aux basses besognes de Cruz, celui qui tire les ficelles (immobilier et cocaïne) alors qu'il est le patron de l'antiterrorisme, et puis Gaizka qui aimerait bien venger la mort de son père, tué par les radiations dans une usine un peu louche.

C'est du lourd, ça s'enchevêtre parfois, mais c'est bon, c'est intelligent !
C'est franchement addictif et en même temps, ça questionne sur le fonctionnement de l'Etat, sur le "Pas de vagues !" des administrations, sur les conflits d'intérêt (la lutte des etarras, les trafics de drogue, les petites magouilles des politiciens) et la corruption (tous pourris ? - Diablement d'actualité !!)...

A lire !

Merci à Lecteurs.com grâce auxquels j'ai pu lire ce polar dans le cadre des #explorateursdupolar

Luz - Marin LEDUN

Editions J'ai Lu
Parution : 24 août 2016
156 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Premier dimanche des vacances d'été. Luz claque la porte de chez elle, furieuse après ces adultes qui restent à table jusqu'au milieu de l'après-midi, qui rient et qui boivent trop. Légèrement grisée par le soleil brûlant, l'adolescente gagne les rives de la Volte où se prélassent des groupes de baigneurs. Elle rencontre bientôt Thomas, un élève de troisième qu'elle connaît peu mais qui lui plaît, accompagné d'une amie. Tous trois décident de se rendre jusqu'à un point d'eau difficile d'accès, mais beaucoup moins fréquenté...

Marin Ledun est l'auteur d'une douzaine de romans. Il a reçu de nombreuses distinctions, notamment le Grand Prix du roman noir 2012 pour Les Visages écrasés. Le prix Amila-Meckert 2014 lui a été décerné pour son roman L'homme qui a vu l'homme. En douce vient de paraître aux Editions Ombres Noires. 

Ce que j'en ai pensé :

156 pages écrites en gros caractères, 156 pages qui défilent vite, à l'image de ces ados qui tourbillonnent, se télescopent, s'acheminent vers le drame.

La narration est rythmée, précise et rend parfaitement l'ambiance tendue ; le personnage principal (une ado de 15 ans aux prises avec les changements de son corps de future femme et des élans qu'il suscite) est finement brossé, restituant les émois et les interrogations, mais aussi les peurs et les "dégoûts" mais... dans un roman policier, ça ne fait pas tout ! 
J'ai eu la tentation en fin de roman de me dire "tout ça pour ça"...Un peu plus de drame n'aurait pas nui !

Malgré tout, malgré le peu de pages, ça se lit avec plaisir et l'ensemble se tient...Le seul truc à vraiment reprocher, (et ça m'agace à chaque fois) ce sont les incohérences :

page 18 : "Luz se dit que si ses parents ne s'entêtaient pas à lui refuser l'achat d'un portable (...)"

page 52 : "Luz consulte son portable."

page 102 : "Si seulement ses parents avaient accepté de lui acheter un portable."

Alors, Luz a-t-elle ou non un portable ? Ah ah !
A lire les critiques deci-delà, je crois que personne ne s'en est rendu compte ;o)

Qui en veut au Marquis de Sade ? - Frédéric LENORMAND

éd J'ai Lu - 25 novembre 2015 - 285 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :
L'été 1789 est une époque bénie pour les assassins. A dix-huit ans, Laure de Sade tente de survivre aux bouleversements qui agitent Paris, mais aussi de démanteler un trafic de pierres précieuses en montgolfière, d'arrêter un tueur démoniaque déguisé en arlequin... Au même moment, son père, le marquis, la contraint à le faire évader de la Bastille. A la manière d'un Sherlock Holmes en jupons qui lutterait contre jack l'Eventreur, Laure de Sade devient, bien malgré elle, une héroïne sous la Révolution.

Entre le journal d'une blogueuse de la Révolution et l'esprit des Mystères de Paris, Frédéric Lenormand renouvelle le polar historique grâce à une galerie de personnages vivants et à une cascade de situations inattendues.


Frédéric Lenormand, né en 1964 à Paris, est un écrivain français, 
auteur notamment de romans policiers historiques et d'ouvrages de 
littérature d'enfance et de jeunesse.
  



Donatien Alphonse François de SADE, comte de Sade, marquis de Lacoste et de Saumane Renée Pélagie Cordier de Launay de Montreuil


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Madeleine Laure de Sade 




Ce que j'en ai pensé :
L'Ancien Régime sied aux romans policiers de Frédéric Lenormand ! Ce roman, paru uniquement en format poche (pas de livre broché) est le premier tome des aventures de la fille du Marquis de Sade et comme à l'accoutumée, la narration est enlevée et cocasse, cumulant situations rocambolesques, fantaisie de langage et allusions fines. Le style rejoint assez celui des histoires consacrées à Voltaire, mais la jeune narratrice, dans son journal intime, joue dans un autre registre : c'est une jeune fille qui s'affranchit mais qui reste encore bien naïve (notamment sur la réputation de son papa !).
La narration se déroule à la veille de la prise de la Bastille et la révolte des parisiens (que dis-je ? la Révolution !) sert de décor social.
Un roman fort sympathique qui m'a enchantée !

La grand-mère de Jade - Frédérique DEGHELT

Ce qu'en dit l'éditeur :
Une jeune femme moderne « kidnappe » sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite. Frédérique Deghelt livre un intimiste récit à deux voix. A travers le charme délicat de l’aveu, d’une écriture légère, elle procure à ses personnages la force et l’audace de réinventer leur vie. Pour éviter à sa grand-mère – Mamoune au parfum de violette et de fleur d’oranger – un placement en maison de repos, Jade « l’enlève » et l’installe dans son appartement parisien. L’octogénaire savoyarde et la jeune femme célibataire, journaliste indépendante, vont tisser avec douceur et simplicité une vie commune nourrie de leurs souvenirs. Mais, derrière les choses ténues du quotidien, c’est l’émouvante tragédie de la vie qui se déroule. Celle-ci se dévoile dans les récits croisés des deux femmes, l’une, écrivain en devenir, l’autre, lectrice passionnée qui a secrètement fait de ses montagnes savoyardes son cabinet de lecture. Se construit alors un échange littéraire au cours duquel elles se livrent et se découvrent. Jade, qui concevait sa vie sans ancrages ni repères, apprend de sa grand-mère que c’est dans la confiance et l’acceptation de l’autre, et seulement là, que l’on a des chances d’être soi. Grâce à Mamoune, touchante dans sa dignité chancelante, l’appartement de Jade devient le lieu de tous les possibles. Habilement, de sa prose douce et bienveillante, Frédérique Deghelt nous raconte la libération d’une jeune femme perdue dans l’agitation de sa vie. Et livre le portrait étonnant et tendre d’une grand-mère en qui éclot un sentiment amoureux imprévisible.
Ce que j'en ai pensé :
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je me suis ennuyée ! Je n'ai pas réussi à me laisser emporter par cette "belle" histoire, je l'ai trouvée trop bavarde, un peu gnan-gnan à la GAVALDA..
J'ai eu l'impression de tourner en rond, de ne pas m'attacher aux personnages alors que j'ai abordé les premiers chapitres avec l'envie d'en connaître un peu plus sur cette grand-mère passionnée de livres. Il m'a manqué un peu de peps pour poursuivre ma lecture malgré quelques belles phrases sur la littérature. Trop d'agacements pour des bricoles, des choses convenues, gentillettes, pleines de bons sentiments.
J'ai abandonné à la page 153, mais finalement, c'était déjà pas si  mal pour un bouquin à qui je donnais une deuxième chance : en le choisissant tout à l'heure, je me suis rendue compte qu'un ticket de bus marquait la page 34. Finalement, c'était moins "pire" qu'à ma première tentative !
(et j'avoue que pour autant je culpabilise un peu de ne pas avoir aimé, je n'ai lu que des avis positifs....)