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Un coup d'oeil dans le rétro : les chouchous de la rentrée d'automne 2016

La fin de l'année arrive à grands pas et les bilans aussi !

Je me demandais quels avaient été mes romans favoris parus à l'automne 2016...

Quelques 8098 pages lues, 27  romans au total, tous genres confondus ;o) Il en reste trois sur ma PAL..En participant au Challenge de la Rentrée Littéraire, j'ai presque atteint les 5% lus sur les 560 publiés. Ça motive toujours plus de se grouper autour de la littérature !

J'ai lu 17 auteurs français ou francophones et 10 auteurs étrangers mais...
Au bilan de mes chouchous, un peu plus d'écrivains américains que de littérature francophone ! 

Dans le peloton de tête :


 
Et vous ? Quels ont été vos préférés de cette rentrée littéraire ?

 

Inflammation - Eric MANEVAL

Editions La Manufacture de Livres - collection Territori
Parution : 4 novembre 2016
182 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Je leur dirai que leur maman est partie et qu'elle a eu un accident. Voilà ce qui s'est passé, les enfants. Maman a eu un accident et elle est tombée dans la rivière. C'est la pure vérité. Elle est partie, et surtout ne me demandez pas pourquoi. Ne me demandez jamais pourquoi, parce que je n'en sais rien et ça me rend fou. Liz disparaît un soir d'orage violent. Jean a tout juste le temps de la voir prendre le volant et s'enfuir sous les trombes d'eau.
Pour quelle raison ? Dans le courant de la nuit, une fois la ligne téléphonique rétablie, la voix de Liz hurlera dans un message : " Pardon, Jean ! Pardon !" Pardon pour quoi ? Toutes ces questions ne mèneront qu'à l'angoisse et au doute, car on ne sait jamais si ce que l'on voit, d'autres le voient aussi. Et s'ils le voient, on n'est jamais certain qu'ils l'interprètent de la même façon que nous.
Il en va ainsi des paysages, des choses et des êtres. Parfois des êtres qui nous entourent. Parfois de ceux qu'on aime plus que tout au monde depuis des années. 

Né en 1967, Eric Maneval a voué sa jeunesse au canoé kayak et au basket ball. Après mille emplois peu rémunérés, s'est fixé à Marseille où il est veilleur de nuit. Amasse de façon pathologique des caisses de romans policiers. 

Ce que j'en ai pensé :

Décidément La Manufacture des Livres est une maison d'édition qui me plait de plus en plus ! 
Voila encore qu'elle publie un polar tendu et nerveux comme j'aime, un auteur à la plume sèche et incisive !

Un roman court, écrit à la première personne du singulier, qui commence tout de suite dans le vif du sujet avec une plongée étourdissante dans la vie soudain fracassée du narrateur, Jean Mourrat, et qui nous entraîne loin entre essais pharmaceutiques, communauté quasi sectaire et secrets bien cachés.

Quand on imagine avoir une existence banale et heureuse et qu'on découvre que la personne qui dort à nos côtés pourrait être bien plus mystérieuse...

Impossible d'en dire trop pour ne pas spoiler l'intrigue, mais c'est encore une fois la preuve qu'on peut faire court et intelligent, et instiller le doute dans quelques lignes bien senties !

Chapeau !

Retour à la nuit - Eric MANEVAL

Editions 10/18
Parution : 3 novembre 2016
168 pages
  Prix du polar lycéen d’Aubusson 2011

Ce qu'en dit l'éditeur :

Et si le tueur recherché par la police et les médias vous avait sauvé la vie dans votre enfance ?
Antoine a 8 ans. C’est la fin du mois d’août dans la Creuse. Il joue dans une rivière dangereuse lorsque des troncs d’arbres portés par le courant l’assomment. Il se réveille dans un fourgon en compagnie d’un inconnu qui lui apprend qu’il vient de lui sauver la vie. L’homme le dépose à l’hôpital de Limoges et disparaît. Vingt ans plus tard, Antoine est veilleur de nuit dans un centre pour ados. À la télévision, on reparle de l’affaire du « découpeur » suite à la découverte de nouveaux témoignages. Lors de la reconstitution de l’enquête, Antoine reconnaît dans un portrait-robot l’homme qui lui a sauvé la vie dans la rivière.

Né en 1967, Eric Maneval a voué sa jeunesse au canoé kayak et au basket ball. Après mille emplois peu rémunérés, s'est fixé à Marseille où il est veilleur de nuit. Amasse de façon pathologique des caisses de romans policiers.

Ce que j'en ai pensé :


Voila la preuve qu'on peut faire un polar court mais efficace !

Retour à la nuit place son intrigue dans un centre d'accueil pour enfants en difficulté, placés suite à une décision de justice : Ouria la jeune fille anorexique-boulimique et qui a subi des violences sexuelles, Aymeric le gamin sorti d'une secte qui fait d'affreux cauchemars, ou Gaëtan le dur...
Des problèmes psy à la pelle et pas seulement pour ces gosses ! Le héros-narrateur a vécu son lot de traumatismes...

Eric Maneval réussit à créer une ambiance tendue, électrique qui annonce le drame à venir.  Une succession d'évènements, de mauvais hasards, de choix malvenus qu'on déroule nerveusement, le rythme s'accélérant au fil des pages.
La narration se sert de l'expérience de l'auteur et donne son réalisme aux dialogues et à l'intrigue (différentes interprétations possibles des paroles et des actions). C'est bien vu !

Une réussite ! Un bon roman noir qui tient en haleine !