Affichage des articles dont le libellé est Livre de Poche. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Livre de Poche. Afficher tous les articles

La machine Ernetti - Roland PORTICHE

Editions Le Livre de Poche

Parution : 31 mars 2021

544 pages

Ce qu’en dit l’éditeur :

Mars 1938. Le physicien italien Ettore Majorana disparaît au large de la Sicile. Avec lui, le projet secret sur lequel il travaillait depuis des années.
Automne 1955. On retrouve par miracle les notes du scientifique. Elles inspirent au père Ernetti une idée folle : construire une machine à voir dans le temps. Un chronoviseur. Sur ordre de Pie XII, le prêtre plonge deux mille ans en arrière. L’objectif est simple : prouver l’existence du Christ. Commence alors une course folle entre le Vatican, la CIA, le KGB et le Mossad. Car ce que le père Ernetti va découvrir, en pleine guerre froide, pourrait changer l’ordre du monde.

Ce que j’en ai pensé :

Une plongée dans le Vatican des années 1950, en pleine Guerre Froide, avec la construction d’une machine à voir dans le passé qui pourrait bien ébranler le christianisme et perturber le cours de l’Histoire. OK.

Friande de polars ésotériques, je n’en avais pourtant pas lu depuis 2018 et je me suis laissée tenter par celui-ci dont je ne sais finalement pas trop quoi penser. Je lui ai trouvé un goût d’Indiana Jones édulcoré, avec ses rebondissements un peu faciles, avec des scènes à la limite du cocasse (le futur pape Paul VI qui se révèle 8ème dan de karaté !), des raccourcis et des incohérences, un style trop simple (et l’usage exagéré des points d’exclamation), des personnages un peu fades...

Ça ressemble à du Dan Brown, et chez moi, ce n’est pas un compliment ! C’est dommage, il y avait beaucoup de potentiel dans cette histoire qui m’a semblé souvent bâclée, comme si l’auteur avait eu peur d’écrire 100 pages de plus.

Une déception à relativiser, je réfléchis encore à lire (ou pas) le prochain tome.

Le douzième chapitre - Jérome LOUBRY

Editions Le Livre de poche
Parution : 4 septembre 2019
360 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Été 1986. David et Samuel ont douze ans. Comme chaque année, ils séjournent en Vendée, au bord de l’océan, dans le centre de vacances appartenant à Vermont Sidérurgie, l’employeur de leurs parents. Ils font la connaissance de Julie, une jeune fille de leur âge, et les trois enfants deviennent inséparables. Mais une ombre plane sur la station balnéaire et les adultes deviennent mystérieux et taciturnes. Puis, alors que la semaine se termine, Julie disparaît.
Trente ans plus tard, David est devenu écrivain, Samuel est son éditeur. Depuis le drame, ils n’ont jamais reparlé de Julie. Un jour, chacun reçoit une enveloppe. À l’intérieur, un manuscrit énigmatique relate les événements de cet été tragique, apportant un tout nouvel éclairage sur l’affaire.

Ce que j'en ai pensé :

La quatrième de couverture m'a accrochée...et puis, j'ai un peu décroché (mais pas totalement). 

Dans un polar, j'aime être surprise (voire horrifiée) mais quand je dois me faire violence pour y croire encore, je lâche l'affaire ! Et n'était-ce la narration, travaillée, intense dans son rythme, je n'aurais peut-être pas fini ce polar dont je devinais déjà les tenants & aboutissants !

Parce qu'effectivement, la narration est tendue, addictive et l'auteur maitrise sa plume (ce qui en soi, est quand même super positif !), mais je me suis agacée de certaines "incohérences" et raccourcis, et j'ai surtout eu l'impression d'avoir, entre ces pages, une lecture de plage, mieux écrite qu'un de BUSSI mais à peine plus cohérente au niveau de l'intrigue..

Next !

Ce qu'il reste - Elena VARVELLO

Editions du Livre de Poche
Parution : 9 janvier 2019
Titre original : La vita felice
Traduction : Marc Lesage
256 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :


« En août 1978, l’été où j’ai rencontré Anna Trabuio, mon père a entraîné une fille dans les bois. Il s’était arrêté avec sa fourgonnette sur le bord de la route, avant le coucher du soleil, il lui avait demandé où elle allait, il lui avait dit de monter.
Elle a accepté qu’il la dépose parce qu’elle le connaissait. »

Ponte, nord de l’Italie. 

Cet été-là, Elia Furenti, seize ans, est en proie aux affres de l’adolescence - ses amitiés fragiles, ses questionnements, ses premiers émois amoureux. Mais, au-dessus de ces profonds tourments, plane l’ombre d’un drame familial infiniment plus grand. 

Trente ans après, Elia raconte cet été où tout a basculé, et ce qu’il en reste.

Ce que j'en ai pensé :

Ce polar avait tout pour me plaire : l'Italie, un été caniculaire, des adolescents à la découverte d'eux-même (et de leurs premiers émois), une sombre histoire de gamin disparu.

Pourtant, je me suis un peu ennuyée alors que j'ai aimé tout ce qui me liait au postulat de départ. J'ai cru m'attacher à Elia et à son pote Stefano, j'ai senti vibrer la chaleur de l'été, me suis laissée emporter par la folie glauque du père (schizophrène à tendance paranoïde ?), compati à la douleur des femmes, et non, au final, j'avais hâte d'en finir. 

La faute à la narration (ou à la traduction ?), l'ensemble m'a paru un peu décousu, presque brouillon et je n'ai finalement pas été touchée par cette histoire...

L'heure des fous - Nicolas LEBEL

Editions du Livre de Poche
Parution : 24 avril 2019
384 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Paris. Un sans-abri est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. 

« Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe, le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard.

Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique une fois le cadavre identifié. L’affaire entraîne le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. 

Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous.

Ce que j'en ai pensé :

Un polar avec des dialogues aussi croustillants et hauts en couleur que ceux d'Audiard ? Je prends !

Et c'est vrai que l'équipe du capitaine Mehrlicht vaut le détour même si je l'ai trouvée un brin caricaturale : le dit capitaine a le verbe fort, le langage imagé certes, mais il ressemble presque à un personnage de BD ! 
J'ai été vite agacée par les stéréotypes déroulés et par certains tics de la narration ;  ça m'a presque insupportée que l'auteur écrive "ouaih" pour "ouais" à longueur de dialogues et que certaines expressions soient pour le moins répétitives...
Un peu pénible à force...

Pourtant l'intrigue m'a tenue en haleine et c'est pour elle-seule que j'ai terminé ce polar : j'ai aimé l'idée d'un monde parallèle à Paris, une sorte de Cour des Miracles cachée dans le bois de Vincennes avec ses propres lois, ses meneurs d'hommes, et la préparation d'un attentat peu commun. L'auteur glisse ça et là quelques bonnes lignes sur l'histoire de Paris, sur les arcanes de la Sorbonne et émaille son propos de références culturelles singulières.

Ça rattrape l'affaire et ça m'a permis de rester sur une note positive au terme de ma lecture.

Oublier nos promesses - Elsa ROCH

Editions Le livre de poche
Parution : 16 janvier 2019
336 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Dans Paris, la nuit, un flic et des vies brisées.

Emma Loury aimait les causes perdues et dangereuses. Elle vient d'être découverte, sauvagement assassinée, dans son appartement du IVe arrondissement. Son amant, un officier français revenu d'Afghanistan, s'est enfui.

Le coupable idéal.

Le commissaire Marsac se plonge dans cette enquête avec rage : de l'avis de tous, Emma était une personnalité solaire et une excellente journaliste indépendante, qui se battait pour les femmes et contre la traite des êtres humains. Marsac se demande si la vraie raison de sa mort ne serait pas là. Mais alors pourquoi son compagnon a-t-il fui ?

Jérôme a fui parce qu'Emma était toute sa vie, son dernier lien avec ce monde qu'il ne comprend plus. Il a fui parce qu'il est malade, plongé dans un syndrome post-traumatique, flirtant avec la folie. Il veut massacrer l'assassin comme Emma a été massacrée. S'engage alors une double chasse à l'homme dans un Paris insoupçonné, en proie aux trafiquants. Jérôme combat le mal par le mal et Marsac par la loi. Qui retrouvera le meurtrier d'Emma ?


Ce que j'en ai pensé :

Deuxième polar d'Elsa Roch et encore une réussite !

Cette fois, pas de « rural noir » mais de l'urbain bien sombre qui navigue entre nuits interlopes et guerre en Afghanistan.
La scène d'ouverture, rude et cruelle, pose l'ambiance : ces gamines des pays de l'Est arrachées à leur famille, « dressées » par leurs bourreaux, ne vont bientôt connaître de Paris que les trottoirs des quartiers chauds.
La journaliste Emma Loury a fourré son nez dans un milieu glauque, sa mort est atroce, et son petit ami, atteint de stress post-traumatique à son retour d'Afghanistan, pourrait être le coupable idéal.

Elsa Roch dresse un portrait très réussi de ses personnages (son expérience de psy n'y est sûrement pas étrangère) : de Marsac, le flic abîmé, à son adjoint Raimbauld, faux gros dur que le stress couvre de psoriasis, de Jérôme le soldat traumatisé par les horreurs de la guerre à Tahir Zykë le mac.

Avec cette plongée abyssale dans les bas-fonds parisiens, Elsa Roch tient ses promesses : ce polar est rude, noir bien serré (même s'il laisse transparaître un brin de poésie), l'intrigue se tient et la plume est vive.

Vivement le prochain !

Une année de romans


C'est l'heure des bilans ! 

Je n'ai pas pu résisté à reprendre le questionnaire vu chez Jérôme , chez The Autist Reading et chez Hop sous la couette pour balayer mon année en livres !

J'ai clairement moins lu qu'en 2018 (140 livres en 2018 contre 170 en 2017) et j'ai eu aussi beaucoup moins de coups de cœur (trop d'attentes déçues)..

140 livres et 346 600 pages environ !

Moitié romans (67 dont 19 premiers romans), moitié polars (65, l'ambiance n'est donc pas si noire !), et quelques récits et documents.

Seulement 47 romans écrits en langue française parmi mes lectures qui pourtant m'ont emmenée au bout du monde (26 livres se déroulent sur le continent américain, 10 en Afrique - au sens large-, 11 ailleurs en Europe et 7 dans les pays nordiques).


1) Ma 1ère lecture de l'année ?
(et une très bonne surprise !)

Community - Estelle NOLLET - Editions Albin Michel

 2) Le livre le plus bref que j'ai lu ?
(96 pages avec beaucoup d'humour) 
 
 Bambi bar - Yves RAVEY - Editions de Minuit

3) Le livre le plus dépaysant ?
(et qui aurait mérité plus de visibilité)

Un océan, deux mers, trois continents - Wilfried N'SONDÉ - Editions Actes Sud

 4) La plus belle couv' de l’année ?
(et aussi un très beau conte)

Salina, les trois exils - Laurent GAUDÉ - Editions Actes Sud

 5) Un nouvel auteur découvert cette année ?  
(et une très jolie surprise !)

La vraie vie - Adeline DIEUDONNÉ - Editions de l'iconoclaste

 6) Le livre dont l’écriture m’a éblouie ?
(étonnant !)

Frère d'âme - David DIOP - Editions du Seuil

 7) Le meilleur personnage de l’année ?
(sacrée nana !!)

Alex- Pierre LEMAITRE - Editions Le livre de poche


 8) Le livre que j’attendais le plus ?
(et qui a répondu à mes attentes !)

Juste après la vague - Sandrine COLLETTE - Editions Denoël


 9) Le livre le plus déstabilisant ?
 (pour tout un tas de raisons !)

Est-ce ainsi que les hommes jugent ? - Mathieu MÉNEGAUX - Editions Grasset

 10) Le livre le plus inattendu ?
(parce que je n'aurais pas pensé relire ce classique plein de fantaisie, et que j'en suis ravie !)

Mon chien Stupide - John FANTE - Editions 10/18

 11) Le livre que j’ai enfin lu ?
(pour lire sa suite aussitôt après !) 
 
Au revoir là-haut - Pierre LEMAITRE - Editions Albin Michel

 12) Mon plus gros pavé ?
(et ce sont deux polars !)

en poche :
Lontano - Jean-Christophe GRANGÉ - Editions du Livre de Poche (non chroniqué) - 960 pages

en broché grand format :
Signe de vie  - José RODRIGUES DOS SANTOS - Editions Harper Collins - 704 pages

 13) Le livre le plus émouvant ?
 (je n'ai pas lu grand chose qui m'ait vraiment émue cette année...)

Le paradoxe d'Anderson - Pascal MANOUKIAN - Editions du Seuil

 14) Le livre le plus drôle ? 
(et qui fait réfléchir tout de même !)

Ecoute - Boris RAZON - Editions Stock

15) Le livre qui m’a appris quelque chose que j’ignorais totalement ?
(sur l'origine de la danse de St Guy)

Entrez dans la danse - Jean TEULÉ - Editions Julliard

 16) Ma dernière lecture de l’année ?
(et un auteur que je ne pensais pas lire un jour !)

L'empire des loups - Jean-Christophe GRANGÉ - Editions Le livre de poche 
(non chroniqué) 

 17) Le plus beau titre de l’année ?
(parce que, ce poème d'Aragon, chanté par Bernard Lavilliers :
" C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien"
)

Prendre des loups pour des chiens - Hervé Le Corre - Editions Rivages


 18) Le meilleur recueil de nouvelles de l’année ?
(parce que c'est surtout le seul lu en 2018 - et qu'il est super bien !)

J'aurais voulu être égyptien - Alaa EL ASWANY - Editions Actes Sud

 19) Le livre le plus ennuyeux de l’année ?
 (aurait pu postuler dans la rubrique suivante !)

Le cœur converti - Stefan HERTMANS - Editions Gallimard

 20) Le plus gros raté de l’année ?
 (lu dans le cadre du Prix Elle, la daube ultime en matière de polar !)

Défaillances - B.-A. PARIS - Editions Hugo Thriller


 21) Le meilleur livre de l’année ?
(parce que Khadra, parce que ça dérange nos préconçus) 

Khalil - Yasmina KHADRA - Editions Julliard

-**-
Et vous ? Votre bilan ?
(clic sur les titres pour lire les chroniques)

La trilogie Verhoeven - Pierre LEMAITRE

Editions Livre de Poche
Parution : 9 juin 2010
416 pages
Prix Cognac 2006

Ce qu'en dit l'éditeur :

Dès le premier meurtre, épouvantable et déroutant, Camille Verhoeven comprend que cette affaire ne ressemblera à aucune autre. Et il a raison. D’autres crimes se révèlent, horribles, gratuits… La presse, le juge, le préfet se déchaînent bientôt contre la « méthode Verhoeven ». Policier atypique, le commandant Verhoeven ne craint pas les affaires hors normes mais celle-ci va le placer totalement seul face à un assassin qui semble avoir tout prévu. Jusque dans le moindre détail. Jusqu’à la vie même de Camille qui n’échappera pas au spectacle terrible que le tueur a pris tant de soin à organiser, dans les règles de l’art…

Editions Livre de Poche
Parution : 2 mai 2012
408 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu'on l'a enlevée, séquestrée et livrée à l'inimaginable ? Mais quand le commissaire Verhoeven découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n'oublie rien, ni personne. Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l'on retrouve le talent de l'auteur de Robe de marié.

Editions Livre de Poche
Parution : 5 février 2014
360 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

« Un événement est considéré comme décisif lorsqu'il désaxe complètement votre vie. Par exemple, trois décharges de fusil à pompe sur la femme que vous aimez. »
Anne Forestier, la nouvelle compagne du commandant Verhoeven, est l’unique témoin d’un braquage dans une bijouterie des Champs-Elysées. Elle a été violemment tabassée et laissée pour morte. Atmosphère glaçante, écriture sèche, mécanique implacable : Pierre Lemaitre a imposé son style et son talent dans l'univers du thriller. Après Alex, il achève ici une trilogie autour du commandant Verhoeven, initiée avec Travail soigné

Ce que j'ai pensé de cette trilogie :

J'avais acheté Alex, attirée par la 4ème de couverture avant de m'apercevoir que c'était le deuxième tome d'une trilogie, donc, retour en librairie pour acquérir les opus 1 et 3 avant de partir en vacances.

J'ai été très circonspecte dès le départ : j'ai bien eu du mal à imaginer le commissaire Verhoeven à l'oeuvre. Déjà parce qu'il se prénomme Camille et que j'avais tendance à lui donner une silhouette féminine. Mais en matière de "silhouette", j'allais être servie : notre bonhomme ne mesure qu'un mètre quarante-cinq ! Et pour moi, même s'il s'annonce comme le meilleur flic du monde, en terme de crédibilité, c'est zéro pointé ! selon ce qu'on comprend du contexte, cette petite taille n'est pas un handicap, alors que jusqu'à 2010, il fallait mesurer au moins 1.60m pour postuler au concours d'entrée de la police...
Rajoutons que le gaillard, en plus d'être presque nain, est quasi chauve mais qu'il se trouve des nanas super belles et raides dingues amoureuses de lui (y a pas de justice ou alors c'est une histoire de phéromones ??!!).

Sinon, l'ensemble se tient, c'est vif et toujours très "page turner", et les intrigues sont correctement ficelées. Au moins pour Travail soigné et Alex, qui m'ont semblé les plus crédibles. J'ai trouvé le dénouement de Sacrifices un peu facile même si cet opus ferme la boucle et entre en résonance avec le tome 1.

C'est plutôt pas mal (et le style de Pierre Lemaître est toujours impeccable), ça se lit assez vite sur un transat, c'est heureusement parfois assez trash-sanguinolent pour retenir l'attention et c'est peut-être déjà pas si mal !

Toxique - Niko TACKIAN

Editions du Livre de Poche
Parution : 3 janvier 2018
320 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, surnommé le Pitbull, connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes. À première vue, l’affaire est simple. « Dans vingt-quatre heures elle est pliée », dit même l’un des premiers enquêteurs. Mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.


Ce que j'en ai pensé :

J'avais déjà beaucoup aimé le premier polar que j'avais lu de Niclo TAKIAN, La nuit n'est jamais complète, autant dire que je me suis jetée sur celui-ci sans trop me poser de questions !

Et j'ai bien fait, ça confirme ma première impression et le talent de l'auteur pour instiller une ambiance un rien poisseuse dans ces polars et pour décrypter les psychologies les plus retorses.

Parce qu'il n'y a pas qu'ici un criminel sociopathe, un "toxique" pour ceux qui l'approchent (souvent contre leur gré !) et qui se laissent prendre à sa toile d'araignée...
Il y a aussi toutes les névroses d'un enquêteur souvent borderline, traumatisé par un passé désastreux et qui flirte avec l'illégalité en croyant pouvoir rendre justice lui-même, surtout quand on s'attaque à des femmes.

L'ambiance n'est pourtant pas trop glauque mais diffuse parfois un malaise, tout en donnant toute sa force à ce personnage qui s'inscrit dans la ligne des flics rudes et râpeux, mais sensibles, auxquels on s'attache même si le genre peut paraître convenu.

Vivement le prochain !

Robe de marié - Pierre LEMAITRE

Editions du Livre de Poche
Parution : 20 janvier 2010
320 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite, elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… 
L’ombre de Hitchcock et de Brian de Palma plane sur ce thriller diabolique.

Ce que j'en ai pensé : 

Alors Hitchkock ? Pourquoi pas ? Mais sans l'angoisse latente..
Parce que, à force de lire moult polars, le pitch parait facile, pas mauvais mais plutôt convenu. 

L'héroïne croit perdre la raison, la mémoire, et réagit, organise sa riposte.

Peut-être qu'en 2009, l'intrigue était-elle originale ? En tout cas, en 2018, elle ne m'a pas surprise tant j'ai eu l'impression de lire le même scénario des dizaines de fois (y compris le "vol plané" final...).

Pour autant, ça se lit bien, c'est assez "page turner", la narration est appliquée, les personnages vivants et incarnés, il n'y a as d'incohérences.
Mais je suis un peu circonspecte, sans doute parce que je n'ai plus assez de "fraicheur" par rapport au genre et que je deviens très exigeante en matière de polars...
Ça ne m'empêchera pas de lire "Travail soigné", "Alex" et "Sacrifices" sous mon parasol ces prochains jours !

Ce qui se dit la nuit - Elsa ROCH

Editions du Livre de Poche
Parution : 7 février 2018
288 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Rentrer chez soi.
Tout oublier après le cadavre de trop, vingt ans dans la police à collectionner les «ides»: homicides, infanticides, parricides... À peine quadragénaire, le commissaire Amaury Marsac a l’impression de porter mille ans de noirceur sur ses épaules. Il n’en peut plus. Il fuit Paris direction le village de ses origines.
Mais alors qu’il renoue avec Elsa, son amour de jeunesse, une vieille dame est retrouvée morte chez elle, égorgée et tondue, un morceau de tissu bleu cousu au niveau du cœur.
Cette femme, c’est Marianne, une figure bienveillante de son passé. Horrifié, Marsac s’impose dans l’enquête. De nouveau happé par les sombres coulisses de l’âme humaine, il va devoir démêler passions amoureuses et superstitions, blessures de l’enfance et cicatrices de l’Histoire jamais refermées.

Ce que j'en ai pensé :

Premier essai réussi pour ce polar même si la mention "thriller" est un peu trompeuse selon moi. Si l'enquête est passionnante, on est loin d'une mise sous suspens intenable.

Les personnages sont bien travaillés, leur psychologie étudiée (notamment pour Marsac qui traîne un blues énorme et sans doute une sale histoire accrochée à ses pompes) et l'enquête est bien menée, les doutes instillés dès les premières pages où s'entrecroisent les fils de la défunte, assommés d'alcool, d'une bêtise crasse et de violence larvée, un barman bien facho, deux vieux rebouteux, une bigote et Elsa qui s'occupe de Manon sa sœur déficiente mentale. 
Sans compter que ce coin de campagne n'est pas à l'abri des superstitions et de son lot de ragots.

Ça se lit avec beaucoup de plaisir et c'est très prometteur pour un prochain opus !

Profession du père - Sorj CHALANDON

Editions Le Livre de Poche
Parution : 31 août 2016
288 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Mon père disait qu'il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu'en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m'a annoncé qu'il allait tuer de Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider.
Je n'avais pas le choix.
C'était un ordre.
J'étais fier.
Mais j'avais peur aussi…
À 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet.

Ce que j'en ai pensé : 

Profession du père ? Ni chanteur ni espion, mais mythomane et paranoïaque, à tendance violente ! 
Un fou furieux qui fait régner la terreur entre les murs de son appartement à coups de ceinture et de punitions. Un sérieux dingue qui s'invente mille vies, imagine assassiner de Gaulle, écrit des lettres de menaces aux ministres, surveille ses voisins et ne reçoit jamais personne chez lui.

 "Mon père, ma mère et moi. Juste nous trois. Une secte minuscule avec son chef et ses disciples, ses codes, ses règlements, ses lois brutales, ses punitions. Un royaume de trois pièces aux volets clos, poussiéreux, aigre et fermé. Un enfer."

Difficile pour un enfant de grandir dans un tel foyer surtout quand la mère s'efface, accepte le joug et ne protège pas.
"Tu connais ton père" proféré comme une excuse, presque une absolution pour les souffrances qui sont infligées, en continuant d'éplucher les légumes pour la soupe...

Drôle de roman qui raconte les années 1950 du point de vue d'un enfant, mélangeant admiration et amertume, tentatives désespérées de plaire à son bourreau (en reproduisant notamment ses élucubrations complotistes auprès d'un camarade de classe), de protéger sa mère qui s'enferme dans une complaisance aveugle alors que son mari perd de plus en plus la raison (la scène chez le psy pour enfant est hallucinante !).

"J'ai raconté l'angoisse d'un enfant. J'ai raconté l'armoire, la maison de correction. J'ai raconté le pistolet, le béret, Biglioni. J'ai raconté ma mère en épouvante et son fils en effroi."

C'est un livre fort, dérangeant (j'ai ressenti tantôt de la pitié pour ce gosse, tantôt de la colère envers ses parents) qu'il faut lire, absolument ! L'auteur a attendu le décès de son père pour écrire ce roman dont on devine la part autobiographique. Une part d'intime, très touchante, sans ressentiment et sans haine, malgré les souvenirs douloureux.